L'AFP crache sur ses confrères
Pourtant elle n'hésite pas à parler "de la chaîne de télévision Telesur, favorable au régime du président vénézuélien" [Hugo Chavez]...
Je leur ai demandé une explication, aujourd'hui...
En attendant, voici une tentative: le mépris pour les médias du Sud, en premier lieu. Et surtout la haine pour les médias qui ne font pas une propagande active - quoique démocratique ! - pour les régimes libéraux (i.e. capitalistes...) occidentaux.
Des médias occidentaux pourtant de plus en plus contrôlés par de grands groupes financiers, des médias à l'indépendance menacée... comme le soulignait justement, au moment de son lancement, l'un des responsables de Telesur: "l y a quelques jours de cela, quelqu'un m'a demandé ce que nous ferions si nous commencions à subir des pressions dérivant du fait qu'il s'agit d'une chaîne d'Etat gérée par quatre pays. Celui qui posait la question était un journaliste de Radio Caracol, de Colombie, tout récemment achetée par le groupe espagnol Prisa. Je lui ai répondu : « et bien, je ferais la même chose que toi quand l'un des propriétaires de ton entreprise se pointe, autrement dit : il s'agit de conserver l'indépendance journalistique»"...
L'AFP devrait peut-être s'en inspirer...
BOGOTA - La sénatrice colombienne Piedad Cordoba, impliquée dans les efforts pour la libération d'otages de la guérilla des FARC, a déclaré samedi à l'AFP qu'elle allait remettre au président vénézuélien Hugo Chavez une preuve de vie de l'un des otages, un policier colombien.
"Actuellement, je me rends à Caracas pour remettre une vidéo au président Chavez", a indiqué Mme Cordoba.
Il s'agit d'une interview, filmée dans les montagnes colombiennes, d'un capitaine de la police, Guillermo Solorzano, otage des rebelles depuis le 4 juin 2007. Cette vidéo a été tournée récemment par un journaliste de la chaîne de télévision Telesur, favorable au régime du président vénézuélien.
"Dites à ma famille qu'ils ne perdent pas l'espoir, qu'ici je tente à ma manière de lutter, je tente de survivre pour pouvoir les embrasser et être avec eux", déclare le policier dans cette vidéo qui n'a pas encore été diffusée, mais dont l'AFP a pu prendre connaissance.
Le policier indique qu'il a tenté de s'échapper en coupant ses chaînes le 9 juillet mais qu'il a eu des problèmes d'orientation dans la forêt et que les guérilleros l'ont repris.
Evoquant la médiation entreprise par M. Chavez, il se dit optimiste sur la possibilité de parvenir à un accord.
Le président colombien Alvaro Uribe a annoncé mercredi qu'il mettait fin à la médiation du président Chavez et de Mme Cordoba en vue de la libération de 45 otages des FARC, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains, en échange de celle de 500 guérilleros des FARC emprisonnés.
Mais M. Chavez, semblant passer outre à la décision du président colombien, a demandé jeudi au chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), Manuel Marulanda, de lui adresser des preuves de vie de ses otages.M. Chavez avait rencontré le 20 novembre à Paris le président français Nicolas Sarkozy, sans pouvoir apporter comme il l'avait promis de preuves de vie de Mme Betancourt et d'autres otages. Il avait assuré qu'il aurait bientôt ces preuves.
(©AFP / 24 novembre 2007 16h35) publié sur Romandie.com