Homonymie: pire que le nazisme...
Le site web du quotidien publicitaire 20minutes.ch fait preuve d'un bien étrange sens des priorités: l'homonymie avant le nazisme.
Autrement dit, ce qui l'intéresse ce n'est pas le fait qu'un groupe de musique néo-nazi menace de mort un "spécialiste suisse du racisme", mais la confusion possible avec un groupe de rock genevois portant le même nom...
20minutes.ch: Connaissez-vous le groupe d'extrême-droite Amok?
On a malheureusement déjà entendu parler d'eux, et on sait ce qu'ils font. Mais nous n'avons strictement rien à voir avec ce groupe et ne les avons d'ailleurs jamais rencontré.
Avez-vous déjà eu des problèmes à cause du nom de votre groupe?
Oui, à quelques reprises. En Scandinavie, par exemple, où nous donnions des concerts. Il y avait des personnes qui nous confondaient et c'était pas franchement agréable.
Mais vous n'avez jamais voulu changer de nom?
Non, je vois pas pourquoi on ferait ça?! Ca serait contre-productif et ça leur ferait en plus de la publicité, si nous devions expliquer aux gens pourquoi on change de nom.
Pourquoi avez-vous choisi ce nom?
Parce que ça sonne bien, c'est court et direct. Et puis ça signifie la folie, ça nous plaît. Ca correspond à ce que nous faisons, musicalement. A cause de notre style, on est souvent associé au satanisme, mais on n'a rien à voir avec ça non plus!
Un nouvel exemple de la banalisation des néo-nazis en Europe et de la tolérance helvétique aux discours violents et racistes de l'extrême-droite. Ou comment bêler avec les moutons blancs...
Autrement dit, ce qui l'intéresse ce n'est pas le fait qu'un groupe de musique néo-nazi menace de mort un "spécialiste suisse du racisme", mais la confusion possible avec un groupe de rock genevois portant le même nom...
20minutes.ch > news > suisse (09.11.2007)
«On n'a rien à voir avec ce groupe!»
Amok, un groupe néo-nazi alémanique vient de sortir un album dans lequel il menace de mort un spécialiste suisse du racisme. Rien à voir avec un combo genevois, qui porte le même nom.
Amok, en allemand, la folie, sous-entendu la folie meurtrière. Si le groupe de death-metal genevois a choisi ce nom, c'est parce que c'est court et direct, et que ça correspond bien à leur style de musique. En Suisse alémanique, Amok est aussi le nom d'un obscur combo néo-nazi qui vient de sortir un nouvel album. Comme le révèle le «Tages Anzeiger», on peut notamment y entendre un morceau dans lequel Hans Stutz, spécialiste suisse du racisme est menacé de mort. Contacté par 20minutes.ch, Philippe Suarez, guitariste d'Amok tient à souligner la différence entre les deux groupes.20minutes.ch: Connaissez-vous le groupe d'extrême-droite Amok?
On a malheureusement déjà entendu parler d'eux, et on sait ce qu'ils font. Mais nous n'avons strictement rien à voir avec ce groupe et ne les avons d'ailleurs jamais rencontré.
Avez-vous déjà eu des problèmes à cause du nom de votre groupe?
Oui, à quelques reprises. En Scandinavie, par exemple, où nous donnions des concerts. Il y avait des personnes qui nous confondaient et c'était pas franchement agréable.
Mais vous n'avez jamais voulu changer de nom?
Non, je vois pas pourquoi on ferait ça?! Ca serait contre-productif et ça leur ferait en plus de la publicité, si nous devions expliquer aux gens pourquoi on change de nom.
Pourquoi avez-vous choisi ce nom?
Parce que ça sonne bien, c'est court et direct. Et puis ça signifie la folie, ça nous plaît. Ca correspond à ce que nous faisons, musicalement. A cause de notre style, on est souvent associé au satanisme, mais on n'a rien à voir avec ça non plus!
Un nouvel exemple de la banalisation des néo-nazis en Europe et de la tolérance helvétique aux discours violents et racistes de l'extrême-droite. Ou comment bêler avec les moutons blancs...
Publicité