Vert écolo ou vert dollar ?
A propos de la rue Leschot (Genève) rendue aux piétons et aux cyclistes grâce aux élus de la Ville à majorité gauche-vert, un commerçant de cette artère « regrette que les autorités n'aient pas été un peu plus folles. Elles auraient dû dessiner un axe piéton de la Jonction jusqu'au lac » (Tribune de Genève, 23 juillet 2007).
C'est ainsi: malgré la « concentration de convivialité et de chaleur humaine sur moins de 150 mètres »1, il fallait bien que les petits patrons puissent reprocher quelque chose à des élus qui ne sont pas de droite – puisque tout est toujours de leur faute....
Car il faut s'en souvenir: quand Genève s'est lancée dans le réaménagement de ces rues dévastées par le trafic automobile (Leschot ou Savoises, par exemple...) les commerçants2 se sont opposés tant qu'ils l'ont pu à ces projets accusés de ruiner le petit commerce; des plaintes amplement relayées par les médias locaux – et les lobbys automobiles. Pas de voitures, pas d'argent ! Pour avoir longtemps habité Plainpalais, j'ai bien vu la fréquentation piétonne et non-motorisée de ces rues augmenter dès la limitation du trafic, malgré les déclarations contraires. « Au début, je n'étais pas content, mais maintenant je suis en train de changer d'avis » déclare ainsi Franco Ruberto, le créateur de bijoux, déjà cité, de la rue Leschot. C'est heureux, mais cela ne saurait faire oublier que la majorité des commerçants genevois est encore et toujours victime de son idéologie pro-voiture, jusqu'à l'absurde – contre ses intérêts. Tant il est vrai qu'on ne peut demander à un commerçant de se préoccuper aussi d'intérêt général et d'écologie...
Dommage, parce qu'il y aurait alors beaucoup plus d' « axes verts » à Genève. Et une meilleure qualité de vie. Peut-être les médias eux-mêmes s'en souviendront-ils la prochaine fois3...
C'est ainsi: malgré la « concentration de convivialité et de chaleur humaine sur moins de 150 mètres »1, il fallait bien que les petits patrons puissent reprocher quelque chose à des élus qui ne sont pas de droite – puisque tout est toujours de leur faute....
Car il faut s'en souvenir: quand Genève s'est lancée dans le réaménagement de ces rues dévastées par le trafic automobile (Leschot ou Savoises, par exemple...) les commerçants2 se sont opposés tant qu'ils l'ont pu à ces projets accusés de ruiner le petit commerce; des plaintes amplement relayées par les médias locaux – et les lobbys automobiles. Pas de voitures, pas d'argent ! Pour avoir longtemps habité Plainpalais, j'ai bien vu la fréquentation piétonne et non-motorisée de ces rues augmenter dès la limitation du trafic, malgré les déclarations contraires. « Au début, je n'étais pas content, mais maintenant je suis en train de changer d'avis » déclare ainsi Franco Ruberto, le créateur de bijoux, déjà cité, de la rue Leschot. C'est heureux, mais cela ne saurait faire oublier que la majorité des commerçants genevois est encore et toujours victime de son idéologie pro-voiture, jusqu'à l'absurde – contre ses intérêts. Tant il est vrai qu'on ne peut demander à un commerçant de se préoccuper aussi d'intérêt général et d'écologie...
Dommage, parce qu'il y aurait alors beaucoup plus d' « axes verts » à Genève. Et une meilleure qualité de vie. Peut-être les médias eux-mêmes s'en souviendront-ils la prochaine fois3...
1- dixit la Tribune en son sous-titre...
2- les commerçants sont toujours des « petits » commerçants dans les médias
3- il faut se souvenir que les petits commerçants « de quartier » sont une source de revenus publicitaires réguliers non négligeables pour les médias locaux
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