L'enfer, c'est les pauvres

Le monstre a encore frappé: le FISC ! Ces titres effrayants des médias suisses enfoncent le clou: on travaille juste pour payer des impôts - qu'il faut baisser, ajoute la doctrine ultra-libérale. Que les impôts financent l'hôpital, les urgences, les pompiers, la police, l'école et l'université, les jolis parcs genevois, les piscines, les routes et les lampadaires.... celà, ils ne viendront pas vous le dire. Parce que ceux qui veulent la mort de l'impôt sont justement ceux qui ont assez de fric pour se payer un chirurgien américain, une police privée, une école privée, une université privée et des maisons avec jardin et piscine. Les pauvres n'ont qu'à se débrouiller. Mieux: ils n'ont qu'à crever. Car l'autre nom du fisc ou des impôts, c'est solidarité. Un gros mot, de nos jours...
Et encore : lorsque les baisses d'impôts sont appliquées, il y a une chose que je ne comprends pas. C'est toujours l'éducation, le social, la santé - les services vitaux pour les pauvres et l'avenir du pays - qui sont sacrifiés en premier. Pourquoi, par exemple, à la prochaine baisse de recettes de l'Etat, ne pas fermer des routes, ne pas ramasser les ordures qu'une fois par mois, ne pas licencier les policiers (trop de fonctionnaires inutiles)... j'aime bien l'idée de ne garder en état que les pistes cyclables et les voies des transports publics... sûrement que la prochaine baisse d'impôts ne sera pas acceptée en votation populaire !
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