Collectionneur ? voleur !

A chaque fois qu'un tableau de maître est volé, les télévisions vous trouvent un spécialiste - flic, marchand, professeur... - pour garantir que, de toutes les façons, "c'est invendable". Une opinion qui n'engage que ceux qui croient encore que les riches, et surtout les riches collectionneurs, sont honnêtes...
Or, quelques jours après le vol de deux Picasso au domicile de sa petite-fille (invendables !) voici qu'un Rockwell dérobé est retrouvé chez Steven Spielberg. Celui-ci ignorait tout, parait-il. Mais de deux choses l'une: soit il l'a acheté à un receleur, soit il l'a acheté à un vendeur officiel (marchand d'art ou autre collectionneur). Ce dernier va-t-il aussi prétendre qu'il ne connaissait pas la provenance criminelle de l'oeuvre ? Chaque riche intermédiaire peut-il ainsi se dérober indéfiniment à ses responsabilités ?
Ce serait pourtant une excellente occasion d'aller expertiser la collection Spielberg: on y trouverait peut-être les pièces disparues du Musée de Bagdad pillé par l'occupation américaine; on y trouverait peut-être ces innombrables pièces volées d'art africain ou précolombien... On trouverait beaucoup de chose, si les riches collectionneurs ne bénéficaient pas d'une totale impunité.
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