Lettre à la police (confidentiel) (avant-blog X)
M. le Conseiller fédéral chef du Département de justice et police, M. le Chef de la Police Fédérale, M. le chef des Services Secrets Suisses, M. le Chef de la Police Secrète, MM. les chefs de toutes les autres Polices Cantonales, Municipales et Locales... Messieurs, vu la nouvelle loi - en préparation - sur la sécurité, je vous écris cette DÉNONCIATION. Elle vise mon voisin de gauche, mes voisins de droite, mes voisins du dessus et du dessous et mes voisins de l'immeuble; elle vise mes voisins de Genève et du Canton de Genève, mes voisins des Cantons voisins et leurs Cantons voisins en Suisse. Si quelqu'un me dénonce, ne l'oubliez pas : c'est une mesquine et infondée vengeance parce que j'ai, moi, découvert en premier ses crimes. Au titre de la rénumération des informateurs promise à tout bon citoyen, je me contenterais, par pur patriotisme, d'un franc (1) par citoyen dénoncé (rénumération arrondie de 7 millions de francs). Soyez sûrs, Messieurs (ou Mesdames, bien sûr), que ma spontanéité toujours en éveil saura prochainement vous informer de nouvelles activités anti-Suisses !
Annexe : quelques éléments du projet de loi visant à renforcer les moyens de surveillance fédéraux sur les personnes suspectées de menacer "la sécurité intérieure et extérieure de la Suisse" proposé sous l'égide d'Urs von Däniken (cf. Le Temps 20 août 2005) :
«Rémunération des informateurs. Le groupe de travail entend donner une base légale à la rétribution des informateurs. Dans la mesure où la sécurité ou la protection des sources l'exigent, ces sommes échapperaient à l'impôt.»
«Renseignement spontané. Le projet veut permettre à des particuliers de transmettre des informations sans encourir de sanctions. En dépit du secret bancaire, les intermédiaires financiers devraient ainsi être autorisés à informer les services de renseignement.»
Remarque : je n'avais pas imaginé devoir un jour remercier Christoph Blocher : et pourtant ! Si l'on en croit Le Temps, toujours, le Conseiller fédéral a rejeté ce projet liberticide en son entier. D'après son porte-parole, Livio Zanolari, Christoph Blocher «ne croît pas à la police secrète et ne veut pas que l'Etat entre dans tous les recoins de la vie des gens». Merci, donc - et pourvu que ça dure !
Annexe : quelques éléments du projet de loi visant à renforcer les moyens de surveillance fédéraux sur les personnes suspectées de menacer "la sécurité intérieure et extérieure de la Suisse" proposé sous l'égide d'Urs von Däniken (cf. Le Temps 20 août 2005) :
«Rémunération des informateurs. Le groupe de travail entend donner une base légale à la rétribution des informateurs. Dans la mesure où la sécurité ou la protection des sources l'exigent, ces sommes échapperaient à l'impôt.»
«Renseignement spontané. Le projet veut permettre à des particuliers de transmettre des informations sans encourir de sanctions. En dépit du secret bancaire, les intermédiaires financiers devraient ainsi être autorisés à informer les services de renseignement.»
Remarque : je n'avais pas imaginé devoir un jour remercier Christoph Blocher : et pourtant ! Si l'on en croit Le Temps, toujours, le Conseiller fédéral a rejeté ce projet liberticide en son entier. D'après son porte-parole, Livio Zanolari, Christoph Blocher «ne croît pas à la police secrète et ne veut pas que l'Etat entre dans tous les recoins de la vie des gens». Merci, donc - et pourvu que ça dure !
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