Armée suisse: un doux parfum de corruption
Il y avait dabord un (autre) scandale: l'armée suisse allait payer 100.000 francs pour un livre à la gloire de son bien-aimé chef :
[... ] «Mais cette contrepartie a sûrement facilité son feu vert au projet», concède M. Zahno qui qualifie ce partenariat public-privé de «typique du système de milice suisse». [... ]
Source ATS publié par 20minutes.ch le 16 novembre 2007
Scandale et tollé, remous et grenouillages: deux jours après on apprend que, quand même ! l'Etat ne financera pas ce projet «dû à une initiative privée».
Reste un AUTRE SCANDALE, peut être pire encore, comme souligné (par moi) ci-dessus: des sponsors privés qui vendent du matériel à l'armée... financent directement le chef de l'armée ! C'est pour le moins une étrange confusion, un détonnant mélange des genres. Est-ce l'habitude, dans l'armée suisse que d'acheter du matériel militaire à des entreprises privées qui financent - en retour et en remerciement - les militaires qui ont choisi ce matériel ?
Moi, je nomme cela magouille et corruption. Mais ce partenariat public-privé «typique du système de milice suisse», comme dit Philippe Zahno, chef de communication de l'armée, ne semble déranger ni l'armée (!) ni les politiques... ni les médias. C'est la démocratie à la Suisse....
L'armée suisse a payé 100 000 francs pour l'achat de 5000 exemplaires du livre consacré au bilan de son chef Christophe Keckeis. Elle le juge «d'intérêt public élevé».
[... ] «Si nous avions produit et financé ce livre nous-mêmes, cela aurait coûté trois à cinq fois plus au contribuable», estime Philippe Zahno, chef de communication de l'armée, confirmant à l'ATS une information révélée dans divers médias. Co-auteur du bouquin avec le journaliste Anton Schaller, il juge le projet peu coûteux par rapport à d'autres publications sur l'armée. [... ] concrètement, 4000 exemplaires en allemand et 1000 exemplaires en français ont été achetés à l'éditeur Orell Füssli et ce, à prix réduit, soit moins de 20 francs par livre. Ces ouvrages seront distribués gratuitement aux officiers et à la presse, voire offerts lors de rencontres internationales.[... ] «Mais cette contrepartie a sûrement facilité son feu vert au projet», concède M. Zahno qui qualifie ce partenariat public-privé de «typique du système de milice suisse». [... ]
Source ATS publié par 20minutes.ch le 16 novembre 2007
Scandale et tollé, remous et grenouillages: deux jours après on apprend que, quand même ! l'Etat ne financera pas ce projet «dû à une initiative privée».
Le ministre de la défense a donné pour instruction à son département de ne pas recourir à des ressources publiques pour le financement de l'ouvrage intitulé «Christophe Keckeis - L'avenir de l'armée suisse». [... ] L'ouvrage doit être intégralement financé par des moyens privés. Il ne sera pas distribué aux militaires ou aux collaborateurs de l'administration fédérale, a précisé le Département fédéral de la défense (DDPS) dans un communiqué. Samuel Schmid a tranché après avoir commandé un rapport pour connaître le fin mot du financement de l'opération. [... ] Le livre a été traduit par les services du Département fédéral de la défense (DDPS). Mais les frais de traduction ont été remboursés par des sponsors dont certains vendent du matériel à l'armée. Ce mécénat finance aussi d'autres aspects du projet dont le vernissage et couvre le déficit prévu de la version française. Quant aux personnes qui ont contribué à la rédaction du livre, elles ont travaillé sans rémunération particulière. Tous les employés de la Confédération qui se sont associés au projet ont été priés de le faire en dehors des heures de bureau.
Source ATS publié par TSR.info le 18 novembre 2007
Source ATS publié par TSR.info le 18 novembre 2007
Reste un AUTRE SCANDALE, peut être pire encore, comme souligné (par moi) ci-dessus: des sponsors privés qui vendent du matériel à l'armée... financent directement le chef de l'armée ! C'est pour le moins une étrange confusion, un détonnant mélange des genres. Est-ce l'habitude, dans l'armée suisse que d'acheter du matériel militaire à des entreprises privées qui financent - en retour et en remerciement - les militaires qui ont choisi ce matériel ?
Moi, je nomme cela magouille et corruption. Mais ce partenariat public-privé «typique du système de milice suisse», comme dit Philippe Zahno, chef de communication de l'armée, ne semble déranger ni l'armée (!) ni les politiques... ni les médias. C'est la démocratie à la Suisse....
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