Papon, criminel bien-aimé et protégé
Papon, criminel contre l'humanité, enterré décoré. Papon, criminel contre l'humanité, libéré bien avant terme pour raisons de santé alors qu'il se portait comme un charme. Papon, criminel contre l'humanité, responsable des massacres d'immigrés du 17 octobre 1961. Papon, criminel contre l'humanité, responsable des morts du métro Charonne en 1962. L'infâme Papon est toujours protégé. Celui qui a même envoyé des enfants (juifs) à la mort: protégé. Protégé par tous ceux qui pensent, comme le prêtre cité, qu'il a été «condamné injustement». Le nazi Papon est protégé jusque dans sa mort par les autorités politiques du gouvernement UMP Chirac-Villepin-Sarkozy. Le nazi Papon est protégé par des hauts fonctionnaires anonymes, des juges anonymes, des ecclésiastiques anonymes – qui n'ont pas fait leur devoir: protéger la société d'un des pires criminels de l'histoire de France...
La confirmation officielle n'a pas tardé, comme l'indique cet article du Monde
(LeMonde.fr, 2 mars 2007):
Le Conseil représentatif des institutions juives de France se dit "scandalisé", vendredi 2 mars, par les propos de l'ancien premier ministre Raymond Barre, qui, dans une interview sur France-Culture, a défendu Maurice Papon et Bruno Gollnisch, et parlé de "lobby juif capable de monter des opérations indignes".
Raymond Barre était invité pour parler de son livre L'Expérience du pouvoir, dans l'émission "Le rendez-vous des politiques" enregistrée le 20 février et diffusée jeudi. Après les questions sur son arrivée au gouvernement, la campagne électorale en cours, il a été interrogé sur Maurice Papon, qui fut son ministre du budget de 1978 à 1981. A la question de savoir si Maurice Papon aurait dû démissionner de ses fonctions à la préfecture de la Gironde, Raymond Barre répond : "Quand on a des responsabilités essentielles dans un département, une région ou à plus forte raison dans le pays, on ne démissionne pas. On démissionne lorsqu'il s'agit vraiment d'un intérêt national majeur. (...) Ce n'était pas le cas car il fallait faire fonctionner la France." L'ancien premier ministre estime que Maurice Papon a été "un bouc émissaire".
"LE LOBBY JUIF EST CAPABLE DE MONTER DES OPÉRATIONS INDIGNES"
Concernant les propos qu'il a tenus après l'attentat de la rue Copernic en 1980 – "un attentat odieux qui voulait frapper les juifs se trouvant dans cette synagogue et qui a frappé des Français innocents qui traversaient la rue Copernic" –, Raymond Barre rappelle que "dans la même déclaration", il a dit que "la communauté juive ne peut pas être séparée de la communauté française".
Il a parlé de "Français innocents", parce que "les Français n'étaient pas du tout liés à cette affaire". Et il ajoute qu'il y a eu à ce moment "une campagne (...) faite par le lobby juif le plus lié à la gauche". "Je considère que le lobby juif – pas seulement en ce qui me concerne – est capable de monter des opérations indignes, et je tiens à le dire publiquement", a-t-il insisté.
A propos de Bruno Gollnisch, élu FN au conseil municipal de Lyon, condamné pour propos négationnistes, Raymond Barre a maintenu sa position : "J'ai dit en parlant de Bruno Gollnisch que je blâmais ce qu'il avait dit mais que pour le reste, je l'avais connu et que c'était un homme bien."