Les USA se foutent de la gueule de la (diplomatie) Suisse !

Publié le par Guy Bourguignon

La diplomatie américaine - Condoleeza Rice et Richard Armitage, rien que ça - prend les Suisses pour des cons. Comme il leur était impossible de mentir tout à fait une fois de plus (cf. les armes de destructions massives irakiennes...), c'est ce qu'ils ont trouvé pour se dédouanner d'une nouvelle et monstrueuse connerie. Se moquer de leurs braves petits Suisses. Voici ce que déclarent ces fameux dirigeants américains (cf. dépêche ci-dessous):  "M. Armitage, numéro deux de la diplomatie américaine à l'époque, a confirmé à l'hebdomadaire Newsweek avoir reçu une offre de Téhéran transmise par l'ambassadeur de la Confédération helvétique à Téhéran, Tim Guldimann. Mais il a précisé avoir pensé à l'époque que l'offre iranienne avait été embellie par le diplomate suisse. "Nous ne pouvions pas déterminer ce qui venait des Iraniens et ce qui venait de l'ambassadeur suisse", a-t-il indiqué à l'hebdomadaire."....

Les autorités helvétiques vont-elles oser réagir ? Que va dire Micheline Calmy-Rey, en charge des Affaires étrangères ? Et Christophe Blocher, grand ami de l'Amérique de Bush: veut-il défendre la Suisse... ou les Américains ?


Rice obligée de s'expliquer sur une offre de dialogue de Téhéran en 2003

WASHINGTON - La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a été forcée de s'expliquer vendredi au Congrès sur son rôle dans le rejet par les Etats-Unis, au printemps 2003, d'une offre de dialogue de l'Iran.

"Je trouve incroyable que cette administration ait laissé passer une occasion de dialoguer avec l'Iran avant (Mahmoud) Ahmadinejad", s'est exclamée une représentante démocrate de New York, Nita Lowey, en référence au président iranien ultraconservateur élu en 2005.

Mme Rice a répondu n'avoir pas été informée de cette offre à l'époque, alors qu'elle était Conseillère à la sécurité nationale du président George W. Bush.

"Je n'étais pas au département d'Etat à cette époque", a souligné la chef de la diplomatie américaine. "D'après ce que j'ai compris, c'est un fax qui est parvenu au département d'Etat".

Mais "si vous lisez les commentaires du (secrétaire d'Etat adjoint de l'époque, Richard) Armitage sur la nature de ce fax, vous comprendrez peut-être pourquoi ce n'est pas un document qui a attiré une large attention dans l'administration", a-t-elle ajouté.

"Ses origines étaient douteuses", a poursuivi Mme Rice, approuvant implicitement la décision de M. Armitage de s'être abstenu de l'informer personnellement de cette offre.

Mme Rice a refusé de préciser en public le contenu de ce fax, mais a promis de répondre par écrit au Congrès.

Le fait que les Iraniens aient offert d'ouvrir le dialogue avec Washington en 2003 était connu. Mais la polémique sur le rôle joué par Mme Rice s'est développée ces derniers jours, avec les accusations d'un ancien responsable du département d'Etat, Flynt Leverett, et la réponse de M. Armitage.

Flynt Leverett, un ancien diplomate américain devenu expert en géopolitique à la fondation New America, a affirmé que l'administration américaine trompait le Congrès quand elle assurait avoir rejeté l'offre iranienne de 2003 car elle n'était pas sérieuse.

M. Armitage, numéro deux de la diplomatie américaine à l'époque, a confirmé à l'hebdomadaire Newsweek avoir reçu une offre de Téhéran transmise par l'ambassadeur de la Confédération helvétique à Téhéran, Tim Guldimann.

Mais il a précisé avoir pensé à l'époque que l'offre iranienne avait été embellie par le diplomate suisse. "Nous ne pouvions pas déterminer ce qui venait des Iraniens et ce qui venait de l'ambassadeur suisse", a-t-il indiqué à l'hebdomadaire.

Les Etats-Unis n'entretiennent pas de relations diplomatiques avec l'Iran depuis 1980, et les intérêts américains en Iran sont représentés par la Suisse.

Le Washington Post a aggravé la polémique jeudi en affirmant que l'offre iranienne était en fait validée par le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, le président modéré de l'époque, Mohammed Khatami, et son ministre des Affaires étrangères Kamal Kharazi.

Les dirigeants iraniens proposaient à l'époque de discuter d'un vaste éventail de sujets, notamment le soutien iranien aux groupes anti-israéliens, les groupes terroristes basés en Iran et même la reconnaissance du droit à l'existence d'Israël, précise le quotidien.

Mme Rice a toujours dit n'avoir pas été informée d'une offre sérieuse de dialogue de Téhéran.

"Je ne me rappelle pas avoir vu quoi que ce soit de ce genre", a-t-elle indiqué la semaine dernière. "Mais je pense que si les Iraniens avaient dit 'Nous sommes prêts à reconnaître Israël', je l'aurais remarqué".

(©AFP / 16 février 2007 20h55)

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Publié dans Exfolie

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