Hommage à Anna Politkovskaïa et à quelques autres
Anna Politkovskaïa est morte, assassinée à Moscou. Quoi que puisse révéler l'enquête, Poutine, son gouvernement et la Russie qui se construit depuis quelques années en sont directement responsables: un gouvernement de plus en plus fasciste, de plus en plus raciste (la chasse aux Caucasiens va bon train, ces jours-ci les Géorgiens sont en tête de liste; les Africains se font aussi tuer...). Mais l'Occident - et singulièrement l'Europe - est également coupable, à rester sans réaction devant les exactions russes en Tchétchénie et ailleurs... J'avais de l'admiration et du respect pour Anna Politkovskaïa, journaliste (et auteure de plusieurs livres) à Novaya Gazeta (Russie).

Ce même jour, deux journalistes allemands ont été tués en Afghanistan; ce même jour [7 octobre 2006 ], un Mémorial des reporters est inauguré à Bayeux (Musée Mémorial) - avec la bénédiction de l'inévitable Reporters sans frontières - en présence de proches de Pierre Billaud, Patrick Bourrat, Jean Dominique, Deyda Hydara, Johanne Sutton et Samir Kassir.
J'ai de l'admiration et du respect pour Anna Politkovskaïa et Samir Kassir (c'est leur travail que je connais le mieux) - et j'ai de la haine pour ces journalistes occidentaux - européens et américains - qui n'ont même pas le courage d'affronter leur propre gouvernement. Par exemple, ces journalistes états-uniens (comme Bob Woodward, qui publie un livre pour accuser l'équipe Bush de mensonges qu'il a lui-même colportés sans vergogne et sans vérification !); par exemple ces journalistes français qui sont aux ordres du ministre-président de l'UMP, Nicolas Sarkozy... Tous ces vendus, tous ces lâches - comme j'échangerais leur vie contre celles de Anna Politkovskaïa et de Samir Kassir!
Dépêche ATS du 7 octobre 2006:
Moscou: la journaliste Anna Politkovskaïa a été tuée par balles. La journaliste russe Anna Politkovskaïa, célèbre jusqu'en Occident pour sa couverture très critique de la guerre en Tchétchénie, a été tuée par balles à Moscou. Elle était l'une des rares journaliste à couvrir ce conflit oublié.Son corps a été découvert par une voisine dans l'ascenseur de son immeuble, devant lequel quelques dizaines de personnes, notamment des confrères, sont venues se recueillir, déposant des fleurs rouges. Le Parquet a ouvert une enquête pour "meurtre avec préméditation".
Primée à l'étranger, notamment par le Pen Club International et en 2003 par le prix du Journalisme et de la Démocratie de l'OSCE, elle avait publié plusieurs livres, dont "Voyage en enfer. Journal de Tchétchénie", qui avait eu un large écho lors de sa sortie en 2000 en France.
Rare journaliste russe à couvrir encore la deuxième guerre de Tchétchénie, lancée par Moscou en octobre 1999, elle écrivait régulièrement dans le bi-hebdomadaire "Novaïa Gazeta" de longs articles dénonçant les assurances de normalisation en Tchétchénie du président Vladimir Poutine.
Très critique de la politique de Moscou dans le Caucase mais aussi plus largement du tournant autoritaire pris par M. Poutine, cette femme de 48 ans au verbe acéré venait de publier "La Russie selon Poutine", paru au printemps en France. "Il est évident que la première version qui vient à l'esprit est celle d'un meurtre lié à ses activités professionnelles", a commenté Vitali Tretiakov, rédacteur en chef du journal "Moskovskie Novosti".
Alors qu'elle se rendait en avion à Beslan pour couvrir la prise d'otages en septembre 2004 dans une école de cette petite ville du Caucase par un commando pro-tchétchène, la journaliste avait été victime d'une intoxication. Elle avait accusé les autorités d'avoir empoisonné le thé qui lui avait été servi à bord.
En février 2001, cette lauréate de la Plume d'or (prix de l'Union des journalistes de Russie) avait été détenue plusieurs jours par les forces russes en Tchétchénie, une arrestation qu'elle avait liée à son enquête sur un centre de détention de l'armée.

Anna Politkovskaïa sur le site de son journal Novaya Gazeta
Ce même jour, deux journalistes allemands ont été tués en Afghanistan; ce même jour [7 octobre 2006 ], un Mémorial des reporters est inauguré à Bayeux (Musée Mémorial) - avec la bénédiction de l'inévitable Reporters sans frontières - en présence de proches de Pierre Billaud, Patrick Bourrat, Jean Dominique, Deyda Hydara, Johanne Sutton et Samir Kassir.
J'ai de l'admiration et du respect pour Anna Politkovskaïa et Samir Kassir (c'est leur travail que je connais le mieux) - et j'ai de la haine pour ces journalistes occidentaux - européens et américains - qui n'ont même pas le courage d'affronter leur propre gouvernement. Par exemple, ces journalistes états-uniens (comme Bob Woodward, qui publie un livre pour accuser l'équipe Bush de mensonges qu'il a lui-même colportés sans vergogne et sans vérification !); par exemple ces journalistes français qui sont aux ordres du ministre-président de l'UMP, Nicolas Sarkozy... Tous ces vendus, tous ces lâches - comme j'échangerais leur vie contre celles de Anna Politkovskaïa et de Samir Kassir!
Dépêche ATS du 7 octobre 2006:
Moscou: la journaliste Anna Politkovskaïa a été tuée par balles. La journaliste russe Anna Politkovskaïa, célèbre jusqu'en Occident pour sa couverture très critique de la guerre en Tchétchénie, a été tuée par balles à Moscou. Elle était l'une des rares journaliste à couvrir ce conflit oublié.Son corps a été découvert par une voisine dans l'ascenseur de son immeuble, devant lequel quelques dizaines de personnes, notamment des confrères, sont venues se recueillir, déposant des fleurs rouges. Le Parquet a ouvert une enquête pour "meurtre avec préméditation".
Primée à l'étranger, notamment par le Pen Club International et en 2003 par le prix du Journalisme et de la Démocratie de l'OSCE, elle avait publié plusieurs livres, dont "Voyage en enfer. Journal de Tchétchénie", qui avait eu un large écho lors de sa sortie en 2000 en France.
Rare journaliste russe à couvrir encore la deuxième guerre de Tchétchénie, lancée par Moscou en octobre 1999, elle écrivait régulièrement dans le bi-hebdomadaire "Novaïa Gazeta" de longs articles dénonçant les assurances de normalisation en Tchétchénie du président Vladimir Poutine.
Très critique de la politique de Moscou dans le Caucase mais aussi plus largement du tournant autoritaire pris par M. Poutine, cette femme de 48 ans au verbe acéré venait de publier "La Russie selon Poutine", paru au printemps en France. "Il est évident que la première version qui vient à l'esprit est celle d'un meurtre lié à ses activités professionnelles", a commenté Vitali Tretiakov, rédacteur en chef du journal "Moskovskie Novosti".
Alors qu'elle se rendait en avion à Beslan pour couvrir la prise d'otages en septembre 2004 dans une école de cette petite ville du Caucase par un commando pro-tchétchène, la journaliste avait été victime d'une intoxication. Elle avait accusé les autorités d'avoir empoisonné le thé qui lui avait été servi à bord.
En février 2001, cette lauréate de la Plume d'or (prix de l'Union des journalistes de Russie) avait été détenue plusieurs jours par les forces russes en Tchétchénie, une arrestation qu'elle avait liée à son enquête sur un centre de détention de l'armée.
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